Ne manquez pas la nouvelle exposition dédiée à David Hockney, l’artiste vivant le plus coté au monde. Ses dessins expressionnistes et graphiques avaient déjà été consacrés en 2017 lors d’une rétrospective triomphale organisée à l’occasion de ses 80 ans à la Tate Modern puis au Centre Pompidou. La ligne d’Ingres, la maîtrise de Picasso, l’exubérance de Warhol, le graphisme de Hopper : David Hockney s’est imposé par un style à la frontière des genres qui réussit le pari paradoxal de mêler avec justesse l’éminemment classique et le résolument moderne. Après les plaines verdoyantes du Yorkshire et les villas extravagantes de la Californie, ce sont les campagnes et falaises normandes que le peintre a élues comme source d’inspiration. Dans les maisons à colombages de la région, il perçoit les échos lointains des chaumières hollandaises peintes par Rembrandt et Van Gogh. Hockney nous présente ces acryliques inédites réalisées pendant le confinement, faisant de cette exposition un poème de peinture qui célèbre notre si belle Normandie.
Le saviez-vous?
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L’emblématique Portrait of an Artiste (Pool with two Figures) de David Hockney avait atteint en 2019 la somme colossale de 90,3 millions de dollars lors d’une vente chez Christie’s, dépassant le Balloon Dog de Jeff Koons.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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