Tout ce qui est petit est... mignon ! Nous ne sommes visiblement pas les seuls à connaître l’adage sur le bout des doigts : Clavé Fine Art célèbre une nouvelle fois le petit format dans toute sa splendeur avec des œuvres « aussi grandes qu’il le faut ». Lovée dans l’ancien atelier du sculpteur César, la galerie rassemble ici des pièces parfois minuscules certes, mais signées par de grands noms de l’Histoire de l’art comme Jean Dubuffet, Germaine Richier, Pablo Picasso ou encore Zao Wou-Ki. Entre la sculpture-éponge d’Yves Klein d’un bleu foudroyant et la nature morte à peine esquissée de Giorgio Morandi, cette jolie exposition nous invite à nous pencher, à nous rapprocher même, pour contempler les nombreux détails qui se cachent derrière ces œuvres discrètes. Aux petits formats de ces grands maîtres répondent ici des créations contemporaines parmi lesquelles nous retrouvons les céramiques telluriques de Léo Nataf et les petits papiers mâchés de Claudine Drai, nous rappelant une chose essentielle : les petites choses ont encore de grands jours devant elles.
Le saviez-vous ?
Chez César, tout est une question d’échelles. Le maître de la compression et des expansions s’est ainsi prêté au jeu des petits formats avant de voir grand, très grand. La plus petite version de son célèbre Pouce ne dépasse pas les 30 centimètres, tandis que son pendant érigé dans le quartier de La Défense culmine à 12 mètres de haut et pèse pas moins de 18 tonnes.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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