Nos images de l'exposition David Hockney à la Fondation Louis Vuitton

Fondation Louis Vuitton
Du 9 avril au 31 août 2025

 

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Il faudrait tout arrêter. Suspendre la course des jours, retenir le ciel avant qu’il ne bascule dans l’été, rester ici, dans ce printemps qui ne finit jamais. C’est la promesse de David Hockney avec cette exposition d’une ampleur inédite magistralement orchestrée par la Fondation Vuitton. Et il fallait bien les onze galeries et trois étages pour contenir cette profusion : quatre cents œuvres, sept décennies de création, une traversée qui nous mène des piscines californiennes aux champs d’aubépines du Yorkshire, des portraits au fusain aux paysages numériques dessinés sur iPad.

 

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Devant les grands formats des années 60, notre regard s’attarde sur les transparences, sur cette façon dont l’eau fractionne les corps et diffracte la lumière. Tout est là, intact, pourtant déjà autre, comme un instant saisi avant qu’il ne disparaisse. Puis viennent les grands paysages, la campagne anglaise qui s’embrase sous des aplats de rose et de jaune, la Normandie qui se décline en quatre saisons sur des dizaines d’écrans, une composition hallucinée nous livrant des feuilles en pixels, résolument vivantes. Plus loin, Hockney dialogue avec Van Gogh, Fra Angelico, Cézanne, des influences qu’il absorbe et réinvente. L’exposition se termine sur des œuvres inédites, silhouettes hantées inspirées de Munch et Blake, autoportraits scrutant le temps qui passe sans jamais s’y soumettre. Il reste ce regard, incisif, insatiable, cette main qui trace encore, qui explore, qui cherche à capter ce qui ne se laisse pas enfermer. Une exposition comme une clameur, une déclaration d’amour à la vie, un printemps qu’on ne pourra jamais annuler.

 

 

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A Bigger Splash (1967)
Ici le bleu n’est plus une couleur, mais une sensation, un choc visuel d’une modernité fulgurante. À Los Angeles, Hockney découvre une ville baignée de soleil, une utopie de surfaces lisses et de reflets mouvants. Fasciné par la lumière éclatante qui transforme l’ordinaire en spectacle, il choisit d’immortaliser ce moment suspendu faisant jaillir l’eau sous l’impact d’un plongeon invisible. Et derrière l’apparente sérénité, quelque chose d’inquiétant flotte : une absence, un vide, une silhouette qui manque dans ce décor presque trop parfait.

 

 

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Bigger Trees near Warter (2007)
Cette fresque de paysages déploie son souffle sur cinq mètres de long. Un pari insensé, un défi à l’échelle même du temps. Hockney, de retour dans son Yorkshire natal, décide de peindre en plein air, sur le motif, avec une ambition démesurée. L’œuvre est conçue comme un puzzle, assemblée à partir de cinquante toiles juxtaposées pour recomposer un panorama grandiose.


FONDATION LOUIS VUITTON
Du 9 avril au 31 août 2025
8 av. du Mahatma Gandhi, 75016 - M° Les Sablons (1)
Du mer. au lun. 11h-20h, ven. jsq. 21h, fermé le mar.
Tarif : 16 € - TR : 5/10 € - Gratuit -3 ans


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