Entre le Petit Palais et le Grand Palais, l’avenue Winston-Churchill se métamorphose en galerie à ciel ouvert. Durant quelques jours, la chaussée piétonnisée se peuple de figures monumentales qui dressent devant les passants un théâtre de métamorphoses.
Thomas Houseago fait éclore, dans le bronze, une silhouette squelettique traversée de fleurs. Leiko Ikemura installe un lapin-déesse aux accents mythiques, fragile réponse au traumatisme de Fukushima. Wang Keping condense la sensualité féminine en un corps massif, réduit à l’essentiel. Vojtěch Kovařík adoucit la légende d’Atlas, dont les bras arrondis enveloppent la Terre au lieu de la supporter. Plus loin, Muller Van Severen découpe et plie des plaques de béton en géométries presque ludiques. Arlene Shechet fige dans l’aluminium une aube pastel, subtile et aérienne. Stefan Rinck, enfin, fait surgir du calcaire un colosse hybride, oscillant entre mythologie et culture pop.
De quoi animer nos flâneries artistiques…
Avenue Winston-Churchill, 75008 Du 21 au 26 octobre 2025 Gratuit
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
MAISON DE VICTOR HUGO Du 13 novembre au 26 avril 2026
On connaît le poète, le tribun, le dessinateur visionnaire. On oublie trop souvent l’homme de décors, brocanteur inspiré et metteur en scène de ses intérieurs.
Victor Hugo n’accumulait pas les objets…
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