Après Broadway et Londres, le phénomène arrive enfin à Paris. Cher Evan Hansen, comédie musicale aux six Tony Awards, met en scène la solitude connectée d’un adolescent en quête de reconnaissance à l’ère des réseaux. Dans une mise en scène d’Olivier Solivérès, sublimée par les paroles d’Hoshi et les musiques bouleversantes de Pasek & Paul (La La Land, The Greatest Showman), le spectacle scrute avec justesse les vertiges d’une génération en mal d’existence. Un drame intime, vibrant, contemporain, et furieusement nécessaire.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.