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Musée Jean Couty Collections permanentes
Inauguration musée Jean Couty
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“Le peintre bâtisseur” a enfin son musée à Lyon. “Si tu peux faire un musée pour exposer mes tableaux, c’est bien”. Voilà ce que Jean Couty avait confié à son fils Charles. Vingt-six ans après la mort de son père, il a exaucé son souhait. Chose bien faite avec ce lieu unique et en cohérence avec la vie du peintre puisqu’il est situé dans le 9e arrondissement de Lyon à Saint Rambert, l’Ile Barbe où le peintre est ici chez lui, à côté de son atelier et de la maison familiale. La simplicité et la clarté des lieux mettent en lumière ses toiles souvent riches en couleurs et en matières. La plupart des toiles sont en grand format. Ce goût du “grand” provient assurément d’une réminiscence de sa formation en architecture, une formation qui aura aussi influencé sa façon de dessiner, très construite et structurée, d’où naît une peinture ancrée dans le réel. Appartenant à la mouvance figurative impressionniste, il reproduisait ce qu’il voyait, les gens et sa ville qu’il aimait tant : paysages, églises romanes, quartier Croix rousse, bord de la Saône, chantier… Un talent à représenter le réel qui lui valut de recevoir en 1975 le Grand Prix des Peintres Témoins de leur Temps avec la toile “Le chantier du métro” peinte en 1972. Toute la dimension historique de son œuvre est ainsi mise en avant.
Un magnifique hommage, et une chance pour tous de pouvoir admirer l’œuvre de ce grand artiste.
Musée Jean Couty 1 Place Henri Barbusse, 69009 Lyon
Collections permanentes
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.