Sunrise / Sunset

Galerie Perrotin
Du 10 janvier au 10 mars 2018

Du 10 janvier au 10 mars 2018 - 
Galerie Perrotin //

Johan Creten sonne l’alarme

 

37

Mystères et politique sont au menu de la nouvelle exposition de Johan Creten à la galerie Perrotin. Son titre “Napalm sur Paris” interpelle comme le son d’un tocsin inquiétant et nous laisse un peu désemparés face aux bronzes monumentaux de l’artiste qui évoquent des oiseaux marins englués de pétrole, incapables de bouger. Ce cormoran paralysé par le napalm, appelé “The price of freedom”, sonne comme un reproche à l’Homme et à ses élans de liberté. Comment ne pas se sentir concerné par ces animaux majestueux figés en plein élan ? Serait-ce l’avenir de Paris ? L’asphyxie, l’immobilité ? La ville serait-elle une Pompéi en puissance ? Des photographies répondent aux sculptures. Elles ont été prises par Johan Creten lorsqu’il travaillait sur deux projets, “The Gate” et “C’est dans ma Nature”, il y a six ans. Cette exposition est fondamentalement politique et s’inscrit dans une attitude de dénonciation globale, tant au niveau des risques environnementaux que des injustices et inégalités sociales. L’un des piliers revendicatifs est l’œuvre “Madame Butterfly”, réalisée en 1991, composée de battes de baseball en porcelaine, qui réagit aux problèmes de divisions raciales et sociales aux États-Unis.

Johan Creten presents an exhibition of his sculptures and photographs. He criticizes the way society deals with its environment and do not protect its minorities.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.