Si la paix a son Guernica, la démocratie a sans doute sa Liberté guidant le peuple. La toile peinte par Delacroix en 1830 ne se contente pas en effet d’être l’œuvre la plus connue du maître, mais aussi le symbole de notre République et de la Démocratie. Mais la riche carrière de Delacroix ne s’arrête pas là, et la grande monographie organisée au Louvre va nous le prouver. Avec plus de 180 œuvres, l’exposition retrace autant ses coups d’éclat que ses compositions plus confidentielles. Le parcours et la scénographie nous font nous rendre compte que ses toiles évoluent au fil des années. On y découvre un Delacroix tantôt baroque, tantôt flamand, tantôt romantique, bien sûr. On comprend aussi comme ce peintre fou de travail a forgé son style, s’inspirant de ses illustres prédécesseurs : Géricault, Rubens, Rembrandt par exemple. On voit aussi enfin à quel point sa carrière fut tiraillée entre l’envie d’être original et le désir toujours là de rentrer dans la lignée et la tradition des grands maîtres de l’École flamande, que Delacroix admirait plus que tout.
Through this impressive retrospective put together by the Louvre and the MET, Delacroix is celebrated, as an artist whose masterpieces still dazzle everyone, but also as a man, filled with doubt and glory.
Le vendredi de 9:00 à 21:45 du 1er juillet au 31 août 2022
Fermé
Le mardi
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Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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