Découverte - Il joue avec les codes de la censure sur Instagram
Emir Shiro ne donne pas dans le politiquement correct. Sur son compte Instagram, ce graphiste grenoblois formé aux Beaux-Arts de Valence-Grenoble réalise des collages pour le moins surprenants. Il assemble en effet des corps d’humains à des corps d’animaux ou à des statues, publicités, paysages en s’appuyant sur les courbes, lignes et diagonales des photographies et images sur lesquels il travaille…
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L’ensemble vise fait réfléchir à un certain nombre de symboles répandus dans notre société contemporaine, qui reflètent une tendance à l’hyperconsommation et l’hypersexualisation. Le tabagisme, la malbouffe, l’omniprésence des marques, la sensualité du corps féminin exhibé en permanence sur les réseaux sociaux : ces sujets sont abordés sans scrupule ni restriction avec de nombreuses référence à la pop culture. L’on obtient des résultats déconcertants comme lorsque le logo de l’entreprise de sport Nike a l’air de se confondre naturellement avec la hanche dénudée d’une femme comme si c’était là leur intention initiale. Ou bien quand Beyoncé se voit réincarnée en Vierge Marie.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil