Le sculpteur Mauro Corda ne manque pas d’imagination : son étrange bestiaire fait aujourd’hui l’objet de deux expositions, traduisant sa vision étonnante de la faune.
Entre l’exposition du Musée comtois de Besançon et celle de la Ville de Château-Thierry, il y a de quoi explorer la créativité de cet artiste qui s’amuse à combiner les espèces. Autruche-girafe, dromadaire-licorne, hippopotame-rhinocéros ou encore tortue-requin, le sculpteur est obsédé par les corps bicéphales, lointains descendants des divinités égyptiennes. Qu’elles soient en bronze, résine ou aluminium, ses créations n’ont pas peur de repousser les limites du corps. Et pour cause…
Il en résulte un cabinet de curiosités remplis de chimères et de créatures imaginaires qui questionne en fait l’impact de l’action de l’homme sur la planète et les espèces animales qui la peuplent. Un message écologique donc, qui confronte le visiteur aux dérives génétiques de notre temps.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
En 2005, Claude Viallat exposait déjà ici. Vingt ans plus tard, il revient. Non pour faire le bilan, encore moins pour se célébrer, mais pour reprendre le fil