De l’art des fous à l’art psychopathologique

Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne
Du 11 janvier au 28 avril 2019

Jusqu'au 28 avril 2019 -
Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne //

 

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DE L'ART TOUT SIMPLEMENT

Sur une chaise, une tasse et une pomme peintes sur bois – un caractère paisible émane de cette peinture. Ce tableau n’est pas sans rappeler les natures mortes de Cézanne. Pourtant ici, il s’agit de Charles Levystone, artiste inconnu ayant fréquenté les ateliers d’art-thérapie de l’hôpital Sainte-Anne à Paris, de 1962 à 1967. Il n’est pas le seul à avoir réalisé des œuvres lors de ces ateliers. L’hôpital a voulu leur rendre hommage à travers sa collection, exposée dans la galerie de son musée. Cependant, ces œuvres ont, paraît-il, été réalisées par des malades, pour lesquels la création artistique était inscrite dans leur vie, voire dans leur savoir-faire, bien avant leurs hospitalisations ou avant l'apparition de leurs difficultés psychologiques. En effet, ces œuvres contredisent la notion d’art psychopathologique. L'occasion de continuer une réflexion essentielle sur la permanence de la partie saine et créative de ces malades-artistes, quelles que soient les conditions de réalisation de leurs œuvres. Charles Levystone connaissait sûrement Cézanne, en tant qu’ancien étudiant des Beaux-arts, et sa maladie n’a aucunement altéré sa technique. La preuve que l’esprit créatif libère un esprit sain et authentique. La nécessité de créer a sûrement eu pour certains un effet cathartique, mais a surtout consisté en un travail de recherche esthétique, d’une singularité, qui s’écarte de l’idée de retranscrire sa maladie en peinture - ce que beaucoup de psychanalystes ont pensé et parfois pensent toujours. La production des patients a longtemps été considérée par le seul prisme de leur trouble psychiatrique, il est grand temps de reconnaître leur talent d’artiste. 

The hospital reveals its collection of works painted by artists who participated in art therapy workshops. The opportunity to continue an essential reflection on the healthy and creative part of these patient-artists.


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