Harry Shunk et János Kender se sont rencontrés à Paris en 1957 et s’associent librement pour des commandes d’artistes et de galeristes parisiens. Témoins directs de l’effervescence artistique entre Paris et New-York, allant de la fin des années 1950 jusqu’au début des années 1970, les portraits d’Yves Klein, Jean Tinguely, Andy Warhol et Robert Rauschenberg, pour n’en citer que quelques-uns, en sont des traces inébranlables. Ils tissent avec certains des liens très forts, jusqu’à pénétrer dans leur intimité ou au sein de leurs ateliers de travail. Très vite, le duo va se lier d’amitié avec Yves Klein, d’où vont naître moult clichés. Ils captureront également les célèbres séances de tir de Niki de Saint-Phalle, les arrachages d’affiches de Jacques Villegé, ou encore les premiers jours d’Andy Warhol à Paris. À New-York, le duo photographiera les performances de Yayoi Kusama ainsi que les chorégraphies de Trisha Brown et Merce Cunningham. De part et d’autre de l’Atlantique, les photographies du duo contribuent à la construction de la figure de l’artiste photographié et participent à la diffusion d’œuvres éphémères performatives. Une manière de concevoir l’artiste agissant sur le monde et de remettre en cause les codes traditionnels de la représentation artistique.
Harry Shunk and János Kender are commissioned by artists and gallery owners. Direct witnesses of the artistic effervescence between Paris and New York, from the 1950s to the early 1970s.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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