Bignan - Michel Mousseau et Daniel Pontoreau

Domaine de Kerguéhennec
Du 31 mars au 2 juin 2019

Du 31 mars au 2 juin 2019 -
Domaine de Kerguéhennec //

Ce printemps, le magnifique domaine de Kerguéhennec – Morbihan – nous invite à découvrir deux artistes d’une très grande singularité, comme un très bel avant-goût d’été.

Ici nous sommes dans un écrin de nature et d’art unique en Europe, totalement gratuit, où chaque œuvre a été créée en symbiose parfaite avec le lieu. Une approche artistique résolument nouvelle, qui s’ancre désormais comme véritable crédo d’un lieu trentenaire, devenu référence dans le monde de l’art. Et les deux artistes invités ce printemps ne font pas exception à la règle des lieux, eux aussi ont créé leurs œuvres sur place ou pour la place d’exposition. La tendance se ferait même encore plus expérimentale. Une idée forte : décloisonner. Tout. Plus de frontière entre abstraction ou figuration, on peut dessiner sur place des paysages totalement abstraits. Plus de frontière entre Beaux-Arts et artisanat, les sculptures de marbre ont laissé place à des assemblages de pierres et branches brutes.

Deux invités donc. A commencer par Michel Mousseau, peintre abstrait, qui nous subjugue avec sa centaine de dessins à la mine de plomb réalisés sur le motif, dans les vastes espaces du domaine. Des milliers d’heures passées à dessiner en plein air, oubliant la pluie, le vent, le soleil, absorbé par le sujet, fuyant tout mimétisme ou tout illusionnisme pour ne garder que la perception sensible de la nature. Aucune intention descriptive dans le geste de l’artiste mais une impression authentique, presque solennelle se dégage de ses dessins très grand format. Pénétrez dans l’ancienne bergerie du domaine, et laissez-vous guider par un accrochage vivant et imprévisible, alternant des murs recouverts d’œuvres en blocs avec des alignements de dessins ou des salles totalement dénudées. Plus qu’une exposition, c’est une véritable expérience du regard, qui a d’ailleurs donné naissance à un carnet de résidence, un livre absolument sublime.

Dans les écuries, c’est Daniel Pontoreau, sculpteur, qui investit les vastes volumes avec un ensemble d’œuvres spectaculaires et déroutantes. Là encore, une expérience de l’espace et de la lumière, assumant le vide et le silence, pour glorifier des sculptures aussi humbles qu’imposantes. L’artiste assume pleinement son amour de la terre, l’importance du geste et de la main dans le façonnage de ses œuvres, abolissant les frontières entre l’artisanat, le design et l’architecture. Pontoreau invente un nouveau langage universel, celui des formes, créant un vocabulaire artistique minimal d’une profonde modernité encapsulé dans un métissage d’une grande charge poétique. Une expérience artistique à deux voix qui nous invite à sortir des sentiers battus.

 

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Ce printemps, le magnifique domaine de Kerguéhennec nous invite à découvrir deux artistes d’une très grande singularité. Michel Mousseau d’une part, peintre abstrait, qui nous subjugue avec sa centaine de dessins réalisés sur le motif, dans les vastes espaces du domaine. Des milliers d’heures passées à dessiner en plein air, oubliant la pluie, le vent, le soleil, absorbé par le sujet, fuyant tout mimétisme ou tout illusionnisme pour ne garder que la perception sensible de la nature. Pénétrez dans l’ancienne bergerie du domaine, et laissez-vous guider par un accrochage vivant et imprévisible, alternant des murs recouverts d’œuvres en blocs avec des alignements de dessins ou des salles totalement dénudées. Plus qu’une exposition, c’est une véritable expérience du regard. Dans les écuries, c’est Daniel Pontoreau, sculpteur, qui investit les vastes volumes avec un ensemble d’œuvres spectaculaires et déroutantes. Là encore, une expérience de l’espace et de la lumière, assumant le vide et le silence, pour glorifier des sculptures aussi humbles qu’imposantes. L’artiste assume pleinement son amour de la terre, l’importance du geste et de la main dans le façonnage de ses œuvres, abolissant les frontières entre l’artisanat, le design et l’architecture. Pontoreau invente un nouveau langage universel, celui des formes, créant un vocabulaire artistique minimal d’une profonde modernité encapsulé dans un métissage d’une grande charge poétique, Une expérience artistique à deux voix qui nous invite à sortir des sentiers battus.

Vue de l'exposition :

 

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