Sept graveurs belges et français ont réuni leur talent pour revenir aux origines afin de démêler notre présent. Véritable expérience, cette nouvelle génération d’artistes propose de faire revivre la gravure à travers des questionnements métaphysiques façonnés par leurs mains. Le temps passé à tailler, creuser ou gratter leurs matrices en bois ou en métal reflète leur pensée artistique, tel un miroir où se lit grandeur nature, la relation entre l’artiste et notre monde contemporain. Le rapport à la nature, le déséquilibre, l’influence des mythes et de la littérature, la mutation ou l’exode, sont des thèmes qui hantent la plupart de ces jeunes talents. Ainsi Agnès Dubart présente Connais-toi toi-même, un ensemble de sept planètes reliées par des roues d’engrenage, chacune incarnée par une divinité que nous sommes appelés à mettre en mouvement avec une autre. Le format est parfois monumental, comme ce Tsunami de Nathalie Van de Walle, une fresque géante en bois gravé qui retrace le chaos suite aux effets destructeurs des quatre éléments (Air, Eau, Feu, Terre). Une déambulation presque initiatique tout en immersion, qui laissera dans l’univers une nouvelle page de l’estampe.
Seven Belgian and French engravers have combined their talent to return to the origins to unravel our present through metaphysical questioning.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
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