Gilbert et George

Fondation Louis Vuitton
Du 3 juillet au 26 août 2019

 

6

SCULPTURES VIVANTES

Pour la première fois, 6 dessins monumentaux au fusain sur papier réalisés par Gilbert & George en 1971 sont dévoilés à Paris. Cette œuvre intitulée There Were Two Young Men bénéficie d’une présentation limitée pour des raisons de fragilité. À leurs côtés, les sculptures vivantes en vidéo dont Gordon’s Makes Us Drunk (1972) accompagnent cette présentation. L’excès est un thème important chez le couple d’artistes – l’alcool, la drogue, le sexe, la violence, sont des choses qu’ils ont connues dans leur vie de quartier populaire de l’Est londonien, où ils s’installent dès leurs débuts. Le gin tonic est d’ailleurs devenu leur boisson de prédilection, et plus particulièrement la marque écossaise Gordon, présente dans un de leurs films : les artistes ont ajouté leur nom à l’étiquette de la bouteille, de part et d’autre de l’écusson royal, puis se sont assis à une table pour se saouler au son d’une bande originale d’Elgar et de Grieg. Leurs expressions impassibles et leurs déclarations répétées selon lesquelles « Gordon nous rend très ivres » créent une scène absurde qui questionne ironiquement l’identité, la nationalité et le « bon comportement ».

For the first time, six monumental charcoal drawings on paper made by Gilbert & George in 1971 are unveiled in Paris as well as their living sculpture in video.


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

VANDONGEN_Bouquet_cadre
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Kees Van Dongen, Solo Show, à la Galerie Hélène Bailly

GALERIE HÉLÈNE BAILLY
Du 24 mars au 31 mai 2026

Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».