Il y a fort à parier que les passionnés d’art lyrique trouveront leur bonheur dans cette exposition. À l’occasion de ses 350 ans, l’Opéra de Paris célèbre le Grand opéra français. Orchestration puissante, chœur monumental, scénographie fastueuse, costumes réalistes, ballet … Ce type de spectacle total fit la gloire de l’institution parisienne entre 1828 et 1867. Tableaux, maquettes de décors et manuscrits musicaux proposent une plongée spectaculaire dans le répertoire romantique, de La Muette de Portici d’Auber à La Favorite de Donizetti, en passant par Robert le Diable de Meyerbeer, Guillaume Tell de Rossini et La Juive d’Halévy.
Partez à la rencontre du librettiste Eugène Scribe, qui collabora avec les plus grands compositeurs de l’époque ; de l’homme d’affaires Louis-Désiré Véron, qui imposa un modèle économique viable à l’opéra ; ou encore du chef éclairagiste Jules Dubosq, qui inventa une lampe pour simuler un lever de soleil ! Vous découvrirez également les coulisses de la salle Le Pelletier, maison du Grand opéra de 1821 à 1873, date à laquelle elle disparut dans les flammes. Le Grand opéra lui a heureusement survécu.
Le saviez-vous ?
Robert le Diable, opéra de Meyerbeer, servit de prototype au « ballet blanc » romantique – appelé ainsi à cause des tutus blancs portés par les ballerines. La danseuse Marie Taglioni y popularisa la technique des pointes.
Palais Garnier Jusqu’au 2 février 2020
Place de l’Opéra, 75009 - M° Chaussée d’Antin La Fayette (7/9)
Tlj 10h-17h
Tarif : 14 € - Tarif réduit : 10 €
Avis à toutes celles qui se rêvent en Daphné Brigerton, vous êtes exaucées, Lady Whistledown déclare la saison mondaine ouverte en vous conviant à son premier bal dansant !
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Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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