* Exposition A la rencontre des figures de Marine de Soos au Musée Cognacq

Musée Ernest Cognacq
Prochainement

 

4

Dans les splendides jardins de l'hôtel de Clerjotte, le musée Ernest Cognacq accueille jusqu'au 30 septembre 2020 les œuvres figuratives de Marine de Soos. Née à Paris en 1967, la sculptrice a nourri son art de ses nombreux voyages, entre le Djibouti, l’Éthiopie, la Birmanie ou l'Indonésie. A travers ces scènes exotiques, on se laisse emporter par ces anonymes, aux cultures lointaines, avec lesquels on se sent pourtant en parfaite osmose.

Invitation à la rêverie

Au cœur de cet écrin de verdure, huit sculptures en bronze investissent l'espace, prises dans des fragments de vie poétiques : un jeune homme, suspendu sur une structure en bois, rêve au loin, une lanterne à la main. Plus loin sur la pelouse, un autre court en faisant rouler un cerceau avec son bâton. Ce "Grand pousseur de Lune", comme toutes les autres créations de l'artiste, invite à la méditation par son onirisme tendre et inspirant. Chaque mouvement est sublimé par un titre, ne dévoilant aucune scène quotidienne avec trivialité : au contraire, le quotidien est poétique et prête à l'émerveillement.

Temps suspendu

En se promenant deçà-delà dans le jardin français, on croise ces âmes prises dans leurs occupations, à côté desquelles on aime s'arrêter, durant un temps. Émouvantes, ces silhouettes sombres, souvent masculines, sont inspirées des souvenirs de l'artiste en Afrique et en Orient. On l'imagine observer Badgo, un pêcheur indonésien de 253cm de hauteur, qui guette l'eau, la tête recouverte d'un chapeau traditionnel. A chaque fois, on a le sentiment de faire face à une nouvelle rencontre, silencieuse et attentive, pénétrant l'intimité de ces moments de grâce. Ainsi ces sculptures témoignent avec évidence de toute l'affection et la nostalgie qui se dégagent de ces scènes quotidiennes. Car tout le talent de Marine de Soos s'observe par la beauté d'un instant, immortalisée dans le métal, au milieu de la végétation. Et c'est bien cette poétique universelle qui parvient à nous toucher droit au cœur, de façon magistrale.

Musée Ernest Cognacq
Prochainement

13, avenue Victor Bouthillier
17410 Saint-Martin-de-Ré


Vous aimerez aussi…

L'Ours Copyright Marianne Rosensthiel
  • Incontournable
  • Cinéma

Le chantier invisible à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Jusqu’au 31 octobre 2026

Maquettes, repérages et storyboards : la Fondation Pathé révèle 50 ans de préparation des films de Jean-Jacques Annaud.

DSC07771®dby-photographie_Cite du Vin_GEDEON Programmes_Atelier Sylvain Roca
  • Contemporain
  • Incontournable

Cité du Vin Bordeaux : elle fête ses 10 ans !

CITÉ DU VIN
Du 1er avril au 1er novembre 2026

Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

FSRG1027_HD - photo © Gregory Copitet
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Milan 1966, Ettore Sottsass & Andy Warhol, à la Galerie Mitterand

GALERIE MITTERRAND
Jusqu’au 9 mai 2026

Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.