Exposition la Pensée Corps : Alexandra Bircken & Lutz Huelle enchantent la Fondation d'entreprise Pernod-Ricard
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Voici l’exposition idéale pour conjuguer amitié et créativité. Tandis qu’Alexandra Bircken métamorphose les objets, questionnant l’identité et la vulnérabilité, Lutz Huelle fait chanter les tissus grâce à des créations vestimentaires singulières, redéfinissant les codes de la binarité. L’artiste-plasticienne et le créateur de mode, amis depuis l’adolescence, ont en commun le goût de la transgression. Dans cette exposition à quatre mains, ils détruisent pour mieux rassembler, et déconstruisent pour mieux réinventer. Les deux orfèvres manipulent avec brio tissus, matières organiques, et révolutionnent la notion de corps et d’espace, faisant exploser les frontières entre le féminin et le masculin, le puissant et le vulnérable. Malgré leur terrain d’entente, tous deux brillent par leur singularité. Entremêlant le verre, l’ouate et le latex dans des formes qui rappellent celles du corps, Alexandra Bircken trahit sa fascination pour l’humain en tant qu’organisme cellulaire. De son côté, Lutz Huelle en habille l’enveloppe charnelle, travaillant la mode comme un véritable langage, qu’il désire fluide, invariable et intemporel. Avec ces travestissements multiples, les deux artistes tissent un dialogue fascinant entre le corps et l’objet, l’intériorité et le paraître.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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