Exposition la Pensée Corps : Alexandra Bircken & Lutz Huelle enchantent la Fondation d'entreprise Pernod-Ricard
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Voici l’exposition idéale pour conjuguer amitié et créativité. Tandis qu’Alexandra Bircken métamorphose les objets, questionnant l’identité et la vulnérabilité, Lutz Huelle fait chanter les tissus grâce à des créations vestimentaires singulières, redéfinissant les codes de la binarité. L’artiste-plasticienne et le créateur de mode, amis depuis l’adolescence, ont en commun le goût de la transgression. Dans cette exposition à quatre mains, ils détruisent pour mieux rassembler, et déconstruisent pour mieux réinventer. Les deux orfèvres manipulent avec brio tissus, matières organiques, et révolutionnent la notion de corps et d’espace, faisant exploser les frontières entre le féminin et le masculin, le puissant et le vulnérable. Malgré leur terrain d’entente, tous deux brillent par leur singularité. Entremêlant le verre, l’ouate et le latex dans des formes qui rappellent celles du corps, Alexandra Bircken trahit sa fascination pour l’humain en tant qu’organisme cellulaire. De son côté, Lutz Huelle en habille l’enveloppe charnelle, travaillant la mode comme un véritable langage, qu’il désire fluide, invariable et intemporel. Avec ces travestissements multiples, les deux artistes tissent un dialogue fascinant entre le corps et l’objet, l’intériorité et le paraître.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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