Si Bollywood se résume simplement pour vous à une histoire d’amour compliquée, des chorégraphies millimétrées ou des scènes de combats tout aussi insensées avec un goût prononcé pour la pyrotechnie, les tigres et les trains, c’est que cette exposition est faite pour vous ! Le musée du quai Branly balaie d’un revers de la main tous les clichés autour de ce poids lourd du grand écran en vous invitant à entrer dans les coulisses du plus grand producteur de cinéma au monde. Le résultat est à la hauteur de l’industrie : riche, spectaculaire et totalement démesurée. À travers la sélection de plus de 200 œuvres, peintures, sculptures, costumes et photographies, l’exposition, sobrement intitulée Bollywood Superstars, retrace ici plus d’un siècle de cinéma indien depuis ses sources mythologiques jusqu’aux icônes du « star system » contemporain de ces quarante dernières années. Avant de revoir les scènes culte de ces « nouveaux dieux de la pellicule », le musée propose une traversée originale du 7e art en s’attardant sur toute une série d’arts narratifs populaires indiens avec ses spectacles de conteurs, ses théâtres d’ombres et ses lanternes magiques, puis en ressuscitant les légendes des épopées hindoues où s’affrontent dieux, princes et personnages historiques. La recette d’un bon blockbuster ?
CHÂTEAU DE VERSAILLES Du 25 novembre au 3 mai 2026
C’est une scène oubliée de l’Histoire : en 1725, quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef du Missouri traversent l’Atlantique pour être reçus à la cour de Louis XV. Derrière ce voyage diplomatique extraordinaire, une alliance politique se joue entre la France et les nations autochtones de la vallée du Mississippi, sur fond de rivalités coloniales.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la Fondation Gianadda, 178 estampes de Goya à Kelly révèlent l’art moderne et contemporain, explorant gravure, lithographie, sérigraphie et expérimentation.
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