Exposition Entre les murs : Tanja Smeets et Karin van Dam signent une prodigieuse ode à la matière à l'Abbaye de Maubuisson
Abbaye de Maubuisson Du 8 octobre 2023 au 25 février 2024
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Plongez dans les méandres d’un monde imaginaire dans lequel des formes organiques courent du sol au plafond, mêlant laine et fil de pêche, filtres à gouttières et fils tuftés, tricot et caoutchouc, tubes d’isolation et serre-câbles. Tanja Smeets et Karin van Dam signent ensemble cette envoûtante ode à la matière, dans une exposition inédite mettant en lumière des installations futuristes. Celles-ci nous invitent à regarder d’un œil nouveau non seulement les objets du quotidien, mais aussi toutes les structures de la nature environnante.
Engagée et sensible, la démarche des deux artistes vise à abolir toute distinction entre matériau noble et ordinaire et à créer à partir d’objets trouvés, associés à des techniques plus traditionnelles, afin d’ajouter une touche de poésie. Transformés, ces objets pourtant ordinaires se métamorphosent en de véritables et surprenantes œuvres d’art, créant une résonnance avec ce lieu chargé d’histoire et mettant en perspective des environnements fantasmagoriques. Chaque espace de l’Abbaye est investi et réapproprié pour nous inviter à nous laisser transporter dans un monde imaginaire, étrange et mystérieux, tantôt fascinant, tantôt intimidant...
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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