L'exposition Frank Bowling submerge la Galerie Hauser & Wirth
GALERIE HAUSER & WIRTH Du 22 mars au 26 mai 2025
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D’abord, un choc. Une couleur qui déborde, qui ne tient pas en place. Un rose qui s’échappe vers le bas, un bleu qui remonte à contre-courant.
Frank Bowling ne peint pas un paysage, il crée un fleuve. Il faut s’approcher. Sous la surface, des morceaux de notre monde : une ficelle, un sac plastique, des traces de peinture séchée que l’artiste a volontairement laissées là.
À 90 ans, Bowling continue d’expérimenter comme s’il découvrait la peinture pour la première fois. Ses toiles – dont certaines dépassent les quatre mètres de hauteur – ne se regardent pas comme des tableaux. Elles nous submergent. On se noie un peu, on se perd, puis on se laisse aller dans cette délicieuse dérive.
GALERIE HAUSER & WIRTH Du 22 mars au 26 mai 2025
26 bis rue François Ier, 75008, M° Franklin D. Roosevelt (1/9)
Du mar. au sam. 10h-18h, fermé dim. et lun.
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.