GALERIE DAVID ZWIRNER Du 20 octobre au 20 décembre 2025
Après l’ouverture de sa grande rétrospective à la Fondation Louis Vuitton, Gerhard Richter joue la carte de la proximité chez David Zwirner.
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Dans l’espace plus intime de la galerie, on découvre une sélection qui va droit à l’essentiel : des peintures, des dessins et des miroirs qui montrent, sans mode d’emploi, comment l’artiste bouscule notre manière de regarder. D’un côté, des tableaux d’après photos : fleurs, silhouettes, scènes du quotidien. Richter les peint à l’huile en gardant un léger flou. Rien d’ésotérique : ce flou nous rappelle que la mémoire tremble toujours un peu, et qu’une image n’est jamais une vérité.
On croit reconnaître, puis on doute – et c’est précisément là que la peinture commence à nous parler. À l’opposé, des toiles abstraites aux couleurs superposées. Richter recouvre, efface, reprend, jusqu’à obtenir un équilibre qui tient autant du hasard que de la décision. On n’y « voit » rien de figuratif, et pourtant on s’y attarde : la matière semble respirer, comme un paysage intérieur. Enfin, les miroirs et panneaux de verre nous font entrer dans l’œuvre, reflétant la salle, les autres tableaux, les corps qui passent. L’image change sans cesse.
On comprend soudain que chez Richter, la question n’est pas « qu’est-ce qui est représenté ? » mais « que voyons-nous, et qu’est-ce que cela fait de nous ? ».
GALERIE DAVID ZWIRNER Du 20 octobre au 20 décembre 2025 108 rue Vieille du Temple, 75003 - M° Saint Sébastien Froissart (8) Du mar. au sam. 11h-19h - Fermé dim. et lun. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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