Fondation Cartier pour l'art contemporain Du 30 mars au 9 septembre 2018
Jusqu'au 9 septembre 2018 - Fondation Cartier pour l'art contemporain //
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C’est une première, la Fondation Cartier dédie son exposition à l’Architecture. Junya Ishigami est un jeune artiste japonais dont l’œuvre aérienne se démarque par un travail inspiré de la nature, éclairé d’une réflexion sur la place de l’homme dans l’architecture. Mais alors que l’architecture s’oppose par essence à la nature, pourquoi vouloir les rassembler ? Quel est le rôle de l’architecture, maintenant que l’homme ne peut plus prétendre ordonner la nature, mais doit apprendre à vivre avec elle ? Peut-on réellement considérer un bâtiment comme une œuvre d’art, au même titre qu’une peinture ou qu’une sculpture ? La célébration de la nature n’est plus une fin en soi, il est bien question désormais de vivre avec elle, et c’est tout l’éclat de génie des créations de Junya Ishigami. Tout comme une pierre porterait les stigmates de la sédimentation et de l’érosion, l’artiste considère la construction comme un établissement naturel. L’Architecture ne doit ni lutter contre la nature, ni l’effacer, mais bel et bien s’y intégrer, ne faire qu’un et se fondre avec son environnement. Cubes de verre, bulles en suspension, cloisons fines comme des feuilles de papier, espaces régis par la verdure, réflexions sur la circulation des hommes au sein de l’architecture… Ses œuvres d’art, car c’est bien là ce dont il s’agit, s’intègrent avec poésie et fluidité dans l’urbanité contemporaine. Une magnifique découverte pour les amateurs comme pour les curieux.
Architect Junya Ishigami is known for his delicate buildings, landscape, installations, and furniture. His work present us with new possibilities, challenging the frontier of architecture.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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