Loo & Lou Gallery - George V Du 8 mars au 9 juin 2018
Jusqu’au 9 juin 2018 - Loo & LouGallery //
5
Des portraits de Didier Genty se dégagent une énergie et une atmosphère qui ne sont pas sans rappeler celles d’un Francis Bacon ou d’un Antonin Artaud. Le mouvement et l’entrelacement des matières sont les maîtres mots des tableaux de Didier Genty. « J’aime les muscles, la circulation sanguine, les dessous de la peau... L’identité, c’est l’ADN, invisible, intérieur. Au visage je préfère son empreinte ». Voilà les mots du peintre qui définissent son approche artistique. Et le résultat est probant, à tel point qu’on a presque l’impression de voir des images de cellules observées au microscope dans ses tableaux. Des portraits organiques donc, des visages écorchés, à vif. Mais il n’est pas question ici de morbidité, bien au contraire. Les visages de Genty, réalisés à partir d’huile, de pastel, de cire, d’aquarelle ou d’encre, semblent bien plus une ode à la luminosité et à la vivacité de la vie, bien qu’elles revêtent parfois un aspect cauchemardesque. Il est question pour lui d’ « expression de la plus simple expression », de peinture directe, de donner corps à ses sujets, de manière littérale donc, si l’on s’arrête à la vision biologique, organique du mot. Si vous aimez l’expressionnisme contemporain, cette exposition ne devrait pas vous laisser de marbre.
Committed both aside young talents and acknowledged artists, the Loo & Lou Gallery presents David Genty’s exhibition, known for his expressionist portraits.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end