En collaboration avec la FIAC, les jardins qui bordent le Musée du Louvre se font contemporains et décalés !
Le parcours d’une vingtaine d’œuvres en extérieur au sein du Jardin des Tuileries est chaque année un incontournable, les balades traditionnelles étant transformées en un itinéraire plus déroutant… et parfois choquant ! Il y a deux ans, la sculpture Domestikator de l’atelier néerlandais van Lieshout avait été refusée en raison de sa forte connotation sexuelle.
Cette année, vous pourrez observer – si le scandale les épargne ! – des projets d’Alex Katz, le surdoué du Pop-Art récemment mis à l’honneur au Musée de l’Orangerie,une installation du génial Pierre Ardouvin qui interroge le rôle des habitats humains et de leurs objets domestiques... On sera sans doute impressionnés par la liberté de l’activiste culturel égyptien Moataz Nasr, happés par l’univers coloré de Richard Jackson, contemplatifs devant les sphères de Vladimir Skoda, et ravis de découvrir des dizaines d’autres artistes !
Alors, à la faveur de l’air d’automne, venez contempler ce musée à ciel ouvert et revenez-y tant que vous voudrez.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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