Cruels objets du désir - Giacometti et Sade

Institut Giacometti
Du 21 novembre 2019 au 16 février 2020

Un duo sulfureux

 

4

Giacometti inspiré par le controversé Marquis de Sade : qui l’eût cru ? C’est pourtant l’objet central de cette exposition. Le moins que l’on puisse dire est que le résultat de ce travail ne manque pas d’audace ! Il faut s’imaginer Alberto Giacometti dans les années 30, ambitionnant de représenter le subconscient et tous les fantasmes qui l’alimentent. Or, impossible de parler de fantasmes sans évoquer la dimension érotique qu’ils retiennent. Ce qui relève de l’abstrait doit devenir au plus grand nombre concret et palpable. Qui de mieux, sinon le sulfureux Marquis de Sade, pour inspirer le sculpteur ? Bien qu’ouvertement subversifs et violents, les écrits de ce dernier nourrissent la créativité de l’artiste qui va concevoir des formes plus que suggestives. Apprêtez-vous à voir des sculptures phalliques que l’artiste nomme « Objet [s] désagréable [s] » ou encore une femme « transpercée » pendant qu’elle rêve. Si les œuvres semblent dérangeantes, Giacometti a toutefois le mérite de braver l’interdit en conciliant dans ses figures désir et torture. Sans doute est-ce là une façon de nous purger de nos pensées les plus refoulées et de nos propres pulsions. Une vraie consultation psychanalytique !

You might feel upset through those sculptures directly inspired from the writings of the Marquis de Sade. Open your mind, this exhibition will get your soul rid of your darkest thoughts !


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

IMG_0515
  • Gratuit
  • Contemporain

On a vu, on a adoré : Susanna Inglada, le dessin debout au Drawing Lab

Du 13 février au 10 mai 2026
Drawing Lab

Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.

FSRG1027_HD - photo © Gregory Copitet
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Milan 1966, Ettore Sottsass & Andy Warhol, à la Galerie Mitterand

GALERIE MITTERRAND
Jusqu’au 9 mai 2026

Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.

Capture d’écran 2026-03-02 180141
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Shirley Jaffe, L’équilibre sous tension, à la Galerie Nathalie Obadia

GALERIE NATHALIE OBADIA
Jusqu’au 25 avril 2026

Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.