Si vous voyez une femme enceinte allongée dans le ciel en train d’accoucher d’un nuage, c’est qu’Oda Jaune n’est pas loin. Découvrez l’univers surréaliste peuplé de figures étrangement charnelles de l’artiste bulgare, qui présente à la Galerie Templon sa nouvelle série de peintures à l’huile. Oda Jaune y dévoile une image tour à tour tendre, naïve, violente, érotique et drôle de l’être humain ; cette surprenante créature toujours prête à repousser plus loin ses limites biologiques et physiques.
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Libérées des contraintes terrestres, ses figures mutantes semblent tantôt flotter dans l’azur d’un ciel peuplé de nuages, tantôt émerger d’une nuit sidérale. D’autres s’apparentent à des divinités indiennes, tel ce corps sans tronc, ni bras ni tête, uniquement composé de quatre jambes formant un svastika. Afin de nous désorienter encore davantage, Oda Jaune a conçu ses œuvres sans orientation prédéfinie. Celles-ci peuvent donc être accrochées de mille façons différentes. Elles seront d’ailleurs retournées à mi-parcours, s’offrant ainsi à de nouvelles interprétations. De quoi perdre la tête !
If you see a flying pregnant woman, don’t worry : Oda Jaune is around ! Dive into his surrealist universe at the Galerie Templon.
Galerie Templon Jusqu’au 21 décembre 2019 28 rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 – M° Etienne Marcel (4) Du mar. au sam. 10h-19h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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