Fondation Groupe EDF Du 29 nov. 2019 au 2 fév. 2020
Une installation de Nils-Udo
C’est une exposition où les oiseaux de nuit trouveront leur bonheur. D’abord parce qu’ils seront plongés dans le noir, ensuite parce qu’ils y trouveront un nid. Black Bamboo, de son vrai nom, est une expérience inédite où la nature vous convie dans les murs de la Fondation EDF. Cette initiative nous vient de l’artiste NILS-UDO. Ce leader du mouvement Art in Nature s’impose depuis 40 ans, comme le spécialiste des expériences immersives où dialoguent art et nature.
Comment s’articule ici ce dialogue ? Tous vos repères s’en retrouveront chamboulés, pour ne pas dire volontairement supprimés. Vous ne verrez ni fenêtre, ni sol, ni mur et pas même le plafond. Peut-être trouverez-vous cette pénombre angoissante à première vue. L’installation d’un immense nid en marbre blanc et en tiges de bambou devrait toutefois vous réconforter. D’autant plus que cette couvée éclairera à elle-seule l’espace.
C’est comme si la nature venait à votre secours et vous tendait les bras. Une fois la sérénité revenue, un message urgent vient toutefois vous saisir. Si cet environnement a pris soin de nous, nous devons le lui rendre. C’est là tout l’enjeu de cette exposition : nous rappeler de manière concrète et paradoxalement poétique combien nous devons protéger ce nid menacé qui nous berce chaque jour. Notre planète.
Black Bamboo is more than an exhibition. It is about re-breathing inside and outside thanks to a big nest. Then you will fancy to give this donation back to earth !
Fondation Groupe EDF 6 rue Récamier, 75007 -M° Sèvres-Babylone (12) Du mar. dim. 12h-19h - Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end