Figure montante de la scène artistique contemporaine, Françoise Pétrovitch élabore depuis la fin des années 1980 une œuvre singulière qui questionne avec autant de subtilité que d’acuité l’enfance et l’adolescence, la féminité ou encore l’intimité.
Naviguant entre intériorité et extériorité, inquiétude et légèreté, force et fragilité, l’artiste interroge les façons d’être au monde du bout de son pinceau agile. La BnF nous invite à plonger dans son univers étonnant à travers une centaine de pièces emblématiques de son travail graphique et imprimé dont des estampes, des livres d’artistes, des dessins et croquis, des œuvres anciennes ou très récentes, parfois inédites, de formats et de techniques variés.
Habitées par des figures humaines, animales et des formes hybrides, ses œuvres jouent avec les changements d’échelle, la subtilité des couleurs et des transparences, tout en proposant des cadrages audacieux. Vous déambulerez parmi de nombreux dessins, dont certains ont été imprimés sur les pages de cahiers d’écoliers, des croquis saisis sur le vif en écoutant la radio, une quinzaine de céramiques et de grands dessins fluides au lavis d’encre.
Une balade à la fois angoissante et merveilleuse au pays des rêves.
Rising figure of contemporary art, Françoise Pétrovitch creates a unique universe that question childhood and adolescence with colorful drawings and surprising sculptures.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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