Sorte de savant fou qui se serait échappé d’un laboratoire scientifique pour poursuivre ses recherches dans un atelier d’artiste, Gabriel Rico est un expérimentateur barré surprenant. La Galerie Perrotin vous propose de plonger au cœur de son œuvre absurde à travers cette exposition composée de trois installations d’envergure, deux installations de plus petit format fixées au mur, sept sculptures et une équation murale.
À l’instar de certaines œuvres surréalistes, notamment celles de Salvador Dali, les installations de l’artiste mexicain réunissent et mettent en relation des objets hétéroclites qu’il fait dialoguer de manière délirante. Dans l’une d’elles, un néon longe et relie une pierre, un petit couvercle rond en tôle oxydée et une branche d’arbre tordue ; dans une autre, une tête de cerf est surmontée de ballons et de balles de jeux, coincés dans les bois de l’animal empaillé ; dans une autre encore, une petite ruche d’abeilles suspendue à une branche d’arbre laisse tomber des gouttes de miel doré sur un minuscule crâne humain.
Certains s’arracheront les cheveux devant l’hermétisme de certaines de ses œuvres – notamment devant l’étrange équation murale composée d’une multitude d’objets –, d’autres apprécieront sans trop se poser de question les rapprochements d’idées qu’elles font naître chez nous, ou encore leur beauté formelle, à l’instar de cette œuvre composée de 200 plaques en laiton en forme de plumes d’oiseaux mésoaméricains.
GALERIE PERROTIN
Jusqu’au 14 août 2020 76 rue de Turenne, 75003 - M° Saint-Sébastien Froissart (8) - Du mar. au sam. 11h-19h - Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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