Après une longue incursion dans l’art multimédia, l’artiste américaine Sarah Sze revient à ses premières amours : la peinture. La Galerie Gagosian présente les toutes nouvelles œuvres de cette bricoleuse esthète qui glane des objets et des images issus de mondes à la fois physiques et numériques pour créer des installations multimédias complexes.
Les œuvres présentées, détaillées, dynamiques et texturales, nous plongent dans un univers digne du Pop art où la peinture se mêle au collage. Sarah Sze insert les images qu’elle collecte dans des compositions rythmées par des arcs de grande envergure, des lignes ondoyantes et des dégradés chatoyants, donnant forme à tableaux abstraits qui évoquent la pixellisation numérique.
La reine du trompe-l’œil brouille les pistes avec habileté, mêlant le collage à la peinture et à la photographie jusqu’à ce qu’il soit impossible de déterminer la nature de ce qu’on a devant soi. Elle n’hésite pas à revisiter ses propres œuvres remaniant les photographiques numériques de certaines de ses peintures et sculptures antérieures. Dans l’installation multimédia Plein Air (Times Zero), elle nous immerge dans un portail futuriste où sont diffusées et transformées des images du monde entier.
Le saviez-vous ?
Les passagers transitant par l’aéroport de La Guardia à New York pourront prochainement admirer une œuvre à grande échelle réalisée spécialement par Sarah Sze à la demande du Public Art Fund, une organisation artistique américaine à but non lucratif.
GALERIE GAGOSIAN
Jusqu’au 18 juillet 2020 4 rue de Ponthieu, 75008 - M° Franklin D. Roosevelt (1,9) - Du mar. au sam. 11h-18h - Entrée libre. Possibilité de réserver (01 75 00 05 92 / paris@gagosian.com)
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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