David Nash, l’art et ses racines à la Galerie Lelong
Galerie Lelong & Co Du 11 mars au 30 avril 2021
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L’artiste anglais David Nash, connu pour ses « travaux vivants » tels que le Ash Dome (coupole végétale de 22 frênes conçue au cours des années 1970), travaille au plus proche de la matière, qui devient alors le moteur de ses créations : son œuvre symbiotique, souvent apparentée au land art, est essentiellement centrée sur le bois. Elle prend ainsi forme au gré de la nature et de ses développements. Plus qu’un simple artiste, David Nash est un véritable jardinier. Le bois est plus qu’un simple élément : depuis son atelier du nord du Pays de Galles, l’artiste entre en « relation » avec des arbres – morts ou vifs – du Japon, du Portugal, de Californie et d’ailleurs, adaptant ses techniques aux spécificités de chaque espèce et se laissant guider par ses racines, ses branches, son tronc, sa texture. En retrait, l’artiste accompagne sa croissance, lui donne forme grâce à de nombreux outils (hache, tronçonneuse, craie, mais aussi le feu et l’eau), lui indique un chemin, mais ne s’interpose jamais dans son cycle. Ses sculptures peuvent ainsi reposer des années dans l’inachèvement, balayées par le rythme des saisons et façonnées par leur environnement, avant de passer éventuellement dans du bronze ou de l’aluminium pour atteindre des couleurs plus vives. Il en résulte des œuvres confondantes où le geste humain, comme absorbé par la souche de l’arbre, se laisse à peine percevoir et se dévoile finalement comme une espèce d’excroissance naturelle. Inspiré notamment par la pensée bouddhiste, David Nash ne force jamais la nature à prendre un chemin différent, son but n’est pas de la dominer mais de lui fournir assez d’indications pour accoucher, dans la durée, de ce qui deviendra une création hybride et collaborative où la main de l’homme sommeille patiemment au seuil du visible.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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