L'exposition Hartung 80 à la galerie Perrotin nous plonge dans l'abstraction
Galerie Perrotin Du 12 juin au 31 juillet 2021
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Celui qui avait embrasé les murs du MAM en 2019 investit de ses chefs-d’œuvre fantasmagoriques la galerie Perrotin. Dans ce somptueux hôtel particulier style XVIIIe, vous serez confronté à un florilège de ses toiles les plus électriques, explosives, aériennes et vitalistes – fruit d’un processus expérimental de projection pour le moins spectaculaire : pistolet airless, tyrolienne et sulfateuses. Ces œuvres ont été élaborées tout du long de la décennie 1980, dernière période de l’artiste qui, à l’orée de ses 80 ans, n’était pas près de se ranger dans les natures mortes. Abandonnez-vous à cette énergie vibrante, émancipatrice de l’âme et affranchie de toute doctrine, née d’une subtile rencontre entre l’accident et la maîtrise virtuose.
Rothko-Hartung, une amitié multiforme
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C’est inédit. En complément de l’exposition, la galerie Perrotin se fait temple de l’abstraction en y intégrant les toiles spirituelles du maître Rothko, en dialogue avec celle de l’artiste franco-allemand, comme une reconstitution de leur atelier passé. Cette amitié fertile donnera lieu à une rétrospective, déclinée en quelques portraits photographiques et en une projection documentaire immersive, comme un bond dans le temps sur les terres ancestrales de l’abstraction… Et, parmi les tableaux, vous poserez votre regard sur une œuvre unique, jamais dévoilée jusqu’à aujourd’hui, qui cache bien des secrets…
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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