Genesis Belanger et ses absurdités poétiques exposées à la Galerie Perrotin
Galerie Perrotin Du 15 octobre au 17 décembre 2022
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Le désarroi et le cynisme d’une rupture amoureuse, à la sauce surréaliste : voilà le projet follement original et un brin provocant dans lequel nous plonge la sculptrice Genesis Belanger. Ici, l’artiste nous embarque pour un monde qui marie le sordide à la beauté, le tout relevé par un humour noir bien caractéristique. Dans les espaces de la galerie, elle déploie son style unique, à mi-chemin entre surréalisme, pop art et baroque, pour composer des scènes absurdes dont la magie ne cherche pas à éclipser le sinistre. Nous pénétrons dans un supermarché désert, dans lequel siège un caddie rempli d’objets phalliques avant d’être confrontés aux stigmates d’une fête décadente. Les corps y sont nus, alanguis, les restes d’un festin opulent et de délices sucrés trônent au centre de la pièce, comme des vestiges de fantasmes fraîchement, mais temporairement assouvis. Troublant, cet ensemble qui mêle l’onirique et le perfide est un portrait joliment ciselé de ce qui constitue nos sociétés. Un tableau ludique et réaliste, pour le meilleur comme pour le pire.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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