Réévaluer le présent à la lumière du passé est souvent source d’une nouvelle compréhension de notre époque. Dans un contexte politique et social amer, la Maison Rouge nous propose une exposition essentielle au fil rouge explosif : l’esprit français, celui- là même qui donna naissance à diverses contre-cultures post soixante-huitardes fascinantes, celui-là même qui nourrit parfois des débats nauséabonds. L’esprit de notre pays est complexe car il génère des pratiques qui mêlent espoir et désillusion, idéalisme et nihilisme, humour caustique et érotisme, noirceur et hédonisme. Et c’est justement cela qui fait sa grandeur, dont il est parfois nécessaire de douter, et sa beauté ! Cet évènement opère donc un focus sur des pratiques militantes, sexuelles, multiculturelles qui ont façonné une certaine identité et qui furent reprises dans tous les champs de la création : arts plastiques, bande dessinée et illustration, littérature, philosophie, cinéma… Ne manquez cette plongée au coeur de l’esprit français révolté !
In post-May 1968 France, the social, sexual and aesthetic freedoms imagined in the 1960s took militant form, while politically the country remained set in a quasi status quo. Popular culture has influenced as never before the more traditional cultural productions of literature, philosophy and the visual arts.
Maison Rouge 10 boulevard de la Bastille, 75012 - M° Quai de la Rapée (5) Du mercredi au dimanche de 11h à 19h Nocturne le jeudi jusqu’à 21h Fermé le lundi et mardi Tarif : 10€ - Tarif réduit : 7€
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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