21 rue La Boétie

Jusqu'au 23 juillet 2017 -
Musée Maillol //

 

25

Picasso, Matisse, Braque, Léger

En 1910, quand on sonnait au 21 rue de la Boétie, c’est Paul Rosenberg qui ouvrait la porte. Homme d’affaire accompli, marchand d’art avisé, ce galeriste passionné fut un des plus importants acteurs du marché de l’art du XXème siècle. Son histoire est tout simplement fascinante et magnifiquement racontée par cette exposition en une soixantaine de chefs d’œuvre. Car oui, Paul Rosenberg avait un œil irremplaçable et savait reconnaître un chef d’œuvre quand il en voyait un. Il acquiert de nombreuses toiles impressionnistes alors très en vogue et rempli sa galerie de peintures de Manet, Renoir et Cézanne que l’on retrouve au Musée Maillol. Il est surtout renommé pour avoir défendu corps et âme les avant-gardistes comme Picasso, Matisse ou Léger raillés par leurs contemporains qui sont exportés pour la première fois aux Etats-Unis. Mais à travers cette exposition, c’est aussi l’histoire politique et sociologique de France et du monde qui s’écrit au fil de l’exposition puisque en 1941, Paul Rosenberg fuit Paris et rejoint New York pour fuir le nazisme. On découvre par exemple les œuvres Alfred Höhn et Paul Junghanns tolérées par le régime nazi par opposition à « l’art dégénéré » selon l’expression de Goebbels désignant toute forme d’art non conforme à leur idéologie. La collection du galeriste est divisée entre Paris et les Etats-Unis et certaines œuvres se perdirent dans le « Grand vol ». Aussi passionnante qu’émouvante, cette exposition vous fait revivre les grands moments de l’Histoire et de l’histoire de l’art, en brossant le portrait d’un homme exceptionnel.

 “21 rue La Boétie“ looks into a crucial turning point in the history of art: the shift of the centre of artistic gravity from one side of the Atlantic to the other, due to the upheavals caused by the Second World War. Paul Rosenberg (1881-1959), major figure of this event, was one of the great art dealers of the first half of the last century.

Musée Maillol
Jusqu’au 23 juillet 2017
59-61 rue de Grenelle, 75007

M° Rue du Bac (12)
Tlj de 10h30 à 18h30
Nocturne le ven. jusqu’à 21h30
Tarif : 13 € - Tarif réduit : 11 €
Accessible aux personnes à mobilité réduite


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

XTyDJKyw
  • Découverte
  • Incontournable

Byblos, cité millénaire du Liban

Du 24 mars au 23 août 2026
Institut du Monde Arabe

Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.

Photo : Marcel Imsand
  • En amoureux
  • Incontournable

Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public

Du 27 janvier au 5 avril 2026
BnF - Site François Mitterrand

C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.