Camille Léage & Elsa Noyons

Du 20 juin au 8 juillet 2017
Galerie L’Inattendue

 

6

Parfois, faire quelque chose ne mène à rien

Coup du hasard, coup du destin, coup de chance ? Il est des rencontres fortuites qui se révèlent être plus que ce qu’elles ne semblent être, plus qu’un simple moment passé avec une personne présente sur l’instant. Camille et Elsa en sont l’exemple même. Photographe, Camille Léage passe ses dimanches à sillonner le Nord-Est de la capitale. Un sempiternel trajet sur les traces du Bus 60, voguant de la Porte de Montmartre à Gambetta. Au fil de cette escapade, elle va être amenée à croiser la route de personnalités plus ou moins saisissantes ou intrigantes. Des sapeurs congolais aux danseurs de voguing en passant par un champion de pétanque, les surprises ne manquent pas. En se laissant aller au gré des événements, elle attend sans attendre que quelque chose advienne, elle prend le temps, observe... Prochain arrêt Manin. Accolé au parc des Buttes Chaumont, des chaises, une table. Tout est prêt pour souper, on n’attendait que nous. Elsa Noyons est l’hôte de cette tablée improvisée, acceptant tout un chacun à ses côtés, mais sans jamais les interpeller. Des règles priment néanmoins,  pas d'alcool, ni de viande par exemple, pour que personne ne soit lésé. Comme une évidence, Elsa entame cette démarche en réaction des événements de 2015, désamorçant le discours de peur ambiant. Plutôt qu’aller en terrasse, pourquoi ne pas descendre sa cuisine dans la rue ?  L’occasion est trop belle pour Camille qui prend place sans se faire prier. C’est une amitié qui débute, une collaboration qui se crée et qui se matérialise dans cette exposition comprenant photographies, installations, récits et vidéos. Sous des airs de l’Oulipo, chacune de ces deux artistes passe par une forme singulière de jeux et de protocoles pour créer, laissant le hasard intégrer la partie. Elles mettent l’inutilité au service de l’utile, se réappropriant la rue à contre-courant du brouhaha ambiant.

One is a photographer who walks every weekend, around the same route, that of a Parisian bus. The other is a plastic artist who moves from place to place the very same decor, her dining table and four chairs.

 

Galerie L’Inattendue
Du 20 juin au 8 juillet 2017
50 rue des Tournelles, 75003 – M° Saint-Paul (1)
Du mar. au sam. de 15h à 19h
Fermé lun. et dim.
Entrée libre


Vous aimerez aussi…

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.

648 -1937HD
  • Gratuit
  • Photo

Pierre Jamet : 36, Y'a d'la joie !

Galerie Les Amies Rouges
Jusqu'au 4 juillet 2026

En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.