Nous sommes dans les années 1980, la révolution numérique arrive à grands pas et s’apprête à révolutionner la photographie tout comme l’aura artistique qui l’entoure. Un cataclysme technologique qui n’atteint pas Steven Pippin, photographe aux airs de savant fou, une folie pleine de génie. Du studio photo au laboratoire, en passant par les appareils et la façon de les utiliser, tout le processus créatif prend à ses côtés des notes de cabinet de curiosités. Dans un train en partance de Londres et à destination de Brighton, il parvient à métamorphoser les sanitaires en un véritable territoire d’expérimentations, captant et développant les clichés dans cet unique lieu exigu. Il ne rend pas seulement hommage au procédé archaïque qu’est la photographie, mais redonne à cette invention et à sa technicité toute sa contenance, le résultat importe peu. Dans cette exposition, vous pourrez donc voir des objets qu’il a détournés pour en faire des appareils, ou à l’inverse des appareils qu’il a trafiqués, ainsi que les œuvres photographiques qui en découlent et reflètent ce procédé. Steven Pippin n’est pas un photographe à proprement parler, il agit davantage comme un performer faisant de cet art un spectacle.
We are in the 1980s, the digital revolution is fast approaching and is about to revolutionize photography as well as the artistic aura that surrounds it. A technological cataclysm that does not reach Steven Pippin, a photographer with the airs of a mad scientist, a madness full of genius.
Centre Pompidou
Jusqu'au 11 septembre 2017 Place Georges-Pompidou, 75004 – M° Rambuteau (11) Du mer. au lun. de 11h à 21h Fermé le mar. - Entrée libre Accessible aux personnes à mobilité réduite
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
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