Dada Africa

Musée de l'Orangerie
Du 18 octobre 2017 au 19 février 2018

Du 18 octobre 2017 au 19 février 2018 -
Musée de l'Orangerie //

  • Hannah Höch (1889-1978)
  • Jean Arp (1886-1966), Cinéma Calendrier du Coeur Abstrait, 1920.
  • Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) Tâches quadrangulaires évoquant un groupe de personnages, 1920.
  • Hannah Höch (1889-1978) Portrait de Gerhard Hauptmann, 1919.
  • Jean Arp (1886-1966) Composition dada, 1919
  • Jean Arp (1886-1966) Collage, 1920
  • Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) Composition verticale – horizontale, 1916
  • Photographe inconnu Sophie Taeuber-Arp dansant, Zurich, 1917
  • Man Ray (1890-1976) Noire et blanche,1926
  • Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) Portrait de Hans Arp, 1917
  • Sophie Taeuber-Arp (1889 - 1943) Composition verticale-horizontale, 1918
  • Artiste inconnu Boîte, style azande, nord de la région Congo, 2nde moitié du XIXe, début du XXe siècle,
  • Sophie Taeuber-Arp (1889 - 1943)
  • Cambodge Artiste inconnu Torse de la déesse Uma, Empire khmer, fin du IXe ou début du Xe siècle
  • Artiste inconnu Statuette magique nkisi nkondi, Vili, Loango, avant 1892,
  • Tristan Tzara (1896-1963) Chanson du Cacadou de la tribu Ananda, paru dans la revue Dada 1 en juillet 1917. Vers 1917
  • Photographe inconnu Sophie Taeuber-Arp dansant, Zurich, 1917
  • Artiste inconnu Poupée katsina, Pueblo, Arizona, XXe siècle
  • Masque grotesque à l'expression malicieuseSuisse, Lötschental, première moitié du XXe siècle
  • Photographe inconnu Sophie Taeuber et sa sœur Erika Schlegel en costumes Hopi créés par Sophie Taeuber, vers 1925
  • Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) Projet de costume (n° 60) de style Katsina, 1925
  • Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) Motifs abstraits (masques), 1917
  • Artiste inconnu Statuette masculine, Baoulé, Côte d’Ivoire, fin XIXe siècle

 

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Sources et influences extra-occidentales

Difficile de circonscrire ce qu’est Dada. Il n’est pas un mouvement. Il ne repose sur aucune théorie. Il refuse toute contrainte, qu’elle soit idéologique, morale ou artistique. Il n’est pas hiérarchisé (« Tous les Dada sont présidents »). Autant de définitions par la négative qui révèlent en contrepoint un méli-mélo où triomphent la joie de vivre, la spontanéité et les mélanges. En s’assemblant dans des créations hybrides, masques, poèmes, bijoux, marionnettes, tapisseries, sculptures et autres objets incongrus balayent les concepts qui figent la pensée pour atteindre dans leur incohérence une cohérence primitive. Primitif dont ils puisent d’ailleurs à la source : Dada est cosmopolite et aussi Africa ! C’est à la pluridisciplinarité confuse et confluente tant géographique que temporelle que rend hommage le Musée de l’Orangerie dans une scénographie-dialogue où chacun est libre de composer son parcours et de créer des liens.

Le saviez-vous ?
Parmi les œuvres présentées, les marionnettes de Sophie Taeuber-Arp furent créées pour la pièce de théâtre de Carlo Gozzi, Le Roi-Cerf en 1918. Un spectacle qui met en lumière de manière inédite la controverse opposant Sigmund Freud et Carl Jung sur l’application de la théorie de la libido et la notion de refoulement dans la compréhension des psychoses.

Difficult as it may seem, the Orangerie Museum manages to pay an accurate and magnificent tribute to Dada through hybrid creations mixing sculptures, puppets, jewels and masks in a joyful way.