La génération perdue

Hôtel de Ville
Du 7 novembre 2017 au 15 janvier 2018

Du 7 novembre 2017 au 15 janvier 2018 -
Hôtel de Ville //

  • La génération perdue, Hôtel de Ville
  • Lieutenant James Reese Europe conducting the 369th Regimental Band outside American Red Cross Hospital No. 9 in Paris, La génération perdue, Hôtel de Ville
  • Maison américaine. Paris, Grand Palais, Salon des arts ménagers, 1926, La génération perdue, Hôtel de Ville
  • Paul Poiret et Joséphine Baker lors de la fête de Sainte-Catherine, chez le couturier français. Paris, 25 novembre 1925, La génération perdue, Hôtel de Ville
  • Jeunes femmes à la terrasse d'un café. Paris, vers 1925, La génération perdue, Hôtel de Ville

 

5

Des Américains à Paris, 1917-1939 

Cette Génération perdue, c’est un groupe d’artistes, d’écrivains désabusés, déshumanisés par la violence d’une guerre mondiale qui vient seulement d’être enterrée. Ce sont des citoyens américains qui ne se reconnaissent pas dans l’« American Dream », et les années 20 « rugissantes » des Etats-Unis. Ces dix années synonymes de légèreté, de jeux et d’alcool à outrance – malgré la prohibition qui les plonge dans l’illégalité - peu avant la catastrophe du krach boursier de 1929. En tête de ce mouvement artistique trônent Hemingway et Fitzgerald, les figures charismatiques de la Génération perdue, qui dissèquent la société américaine dans leurs récits, en criant au déclin, à la désillusion aux amours impossibles, en dénonçant un Etat providence utopique. Fitzgerald nous transporte dans les fêtes grandioses de Gatsby, moquant la frivolité de la bourgeoisie new-yorkaise, son insouciance presque insultante, qui semble alors imperméable aux conflits extérieurs. S’opposent alors dans l’ouvrage la noirceur d’un monde violent, égoïste, et l’espoir d’un homme encore innocent. Ensemble, ces artistes « maudits » méprisent les Etats-Unis, et s’en vont vers la France et ses années folles, organisant des salons, des réunions d’artistes, développant cette génération en un réseau extraordinaire d’artistes : E. E. Cummings, Gertrude Stein, T. S. Eliot, Aldous Huxley… Et enfin, après plus de 25 ans de silence en France, les voix de ces artistes font résonner leurs mots à nouveau, au cœur de l’exposition.

The Lost Generation were artists who were scarred by the 1st World War. They wrote about the death of the American Dream, decay and hopeless love in the heart of the roaring twenties. Come learn more about Fitzgerald, Hemingway, Stein and many more.

 Le saviez-vous ?

Le nom de « Génération perdue » a été inventé par Gertrude Stein. Il est par la suite devenu populaire grâce à Ernest Hemingway, qui le cite dans son livre « Le soleil se lève aussi », écrivant que Stein, son amie et son mentor, est bien la créatrice du terme.


Expo précédente

Expo suivante