Du 14 novembre 2017 au 1er avril 2018 - Musée du Quai Branly //
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Portrait d'un monde oublié
Imaginons une civilisation millénaire, existant avant l’ascension et la domination de l’empire Inca sur tout le territoire. Un Pérou sauvage, ancien, dirigé par les sociétés andines, plus éparpillées. Ces sociétés qui, très tôt, développent des organisations sociales complexes, créent les villes les plus anciennes du monde, comme la cité de Caral. Des cultures aux artisans nombreux, qui créent et transforment, apprenant la céramique, le tissage, maniant l’or et le cuivre pour créer des accessoires et des bijoux magnifiques. Des hommes régis par une mythologie violente, peuplée de dieux féroces, représentés par des animaux terrifiants, des prédateurs comme le jaguar ou le serpent. Des divinités exigeant des sacrifices humains et régnant sur ces peuples, menaçantes. A travers une grande collection d’objets venus des plus grands sites archéologiques du Pérou, l’exposition nous emmène au cœur de ces sociétés, entre accessoires délicats et poteries, combats et meurtres, rois et figures de pouvoir féminines. Un peuple d’une remarquable complexité se dessine sous nos yeux, s’élevant avant la vague Inca.
Discover how Peru was like before the Incas, inhabited by complex societies, creating tools, ceramics, jewelry, worshipping ferocious Gods and fighting each other. A fascinating exhibition.
Musée du Quai Branly – Jacques Chirac
Du 14 novembre 2017 au 1er avril 2018 37 quai Branly, 75007 – M° Alma-Marceau (9) Du mar. au dim. de 11h à 19h - Nocturnes du jeu. au sam. jusqu’à 21h Fermé le lun. Tarif : 10 € - Tarif réduit : 7 € - Gratuit – 18 ans
CHÂTEAU DE VERSAILLES Du 25 novembre au 3 mai 2026
C’est une scène oubliée de l’Histoire : en 1725, quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef du Missouri traversent l’Atlantique pour être reçus à la cour de Louis XV. Derrière ce voyage diplomatique extraordinaire, une alliance politique se joue entre la France et les nations autochtones de la vallée du Mississippi, sur fond de rivalités coloniales.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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