Requiem pour les Barthélemy
Requiem pour les Barthélemy

Artistes & Robots - La relève artistique ?

Du 5 avril au 9 juillet 2018 -
Grand Palais //

  • © Leonel Moura - © Photo Rmn-GP Thomas Granovsky
  • © Michael Hansmeyer - © Photo Rmn-GP Thomas Granovsky
  • Nam June Paik. Olympe de Gouges. Douze postes de télévision en bois … etc …. 1989. Paris, musée d'Art moderne.
  • Sassolino, Untitled, 2006-2016
  • Raquel Kogan, Reflexao #2, 2005.
  • Ryoji Ikeda, Data.tron [WUXGA version], 2011.
  • Miguel Chevalier, Extra-Natural, 2018.
  • Michael Hansmeyer, Astana Columns, 2017.
  • Peter Kogler, Untitled, 2018.
  • Catherine Ikam et Louis Fléri, Visages en nuages de points, 2017.
  • Orlan, ORLAN ET ORLANOÏDE, Strip-tease électronique et verbal, 2017

 

Au Grand Palais, les robots se prennent pour des artistes. Mais les robots sont-ils capables de créer ? À une époque où le débat sur l’intelligence artificielle est de plus en présent dans la société, il fallait bien que les robots touchent aussi au monde de l’art. L’exposition propose ainsi un retour en images à travers le temps, des années 50 jusqu’à aujourd’hui. La question n’est donc pas nouvelle – en 1959, Jean Tinguely inventait une sculpture cinétique qui réalisait elle-même des gribouillages au feutre – mais reste toujours aussi pointue. Car si l’intelligence artificielle est capable de créer, peut-on pour autant parler d’œuvre d’art ? Peut-on vraiment mettre les robots au même niveau que les artistes ?

Cela semble être le cas pour Paul le robot (alias Human Study de Patrick Tresset) qui s’inspire des vanités du XVIIe siècle pour les dessiner au stylo, inlassablement – elles sont d’ailleurs à vendre dans la boutique du musée. Plus esthétiques, les Astana Columns de Michael Hansmeyer créées à partir d’un algorithme et d’une imprimante 3D prennent la forme de colonnes aztèques très élaborées, que l’Homme n’aurait pas pu concevoir. Plus poétiques enfin, Extra-natural de Miguel Chevalier, des fleurs numériques qui ne cessent de pousser et de changer de forme au cours de l’exposition grâce à des capteurs de présence : il suffit de s’en approcher pour créer une forêt magique et luxuriante. Une trentaine d’œuvres témoignent ainsi de notre présent technologique bouillonnant. Les amoureux du vintage auront intérêt à prendre ces œuvres plutôt comme des divertissements, pour ne pas virer parano. Car si les robots sont capables de remplacer les artistes, nous avons tous du souci à nous faire…

The Grand Palais presents some pieces of art, realized by… robots. A funny but impressive exhibition which makes us think about our human and artistic condition.

 

>> Lire notre dossier sur les robots dans l'art



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