C’est un peu à lui qu’on doit l’usage, dans son sens commun, de l’adjectif « pharaonique » : le gigantesque Canal de Suez. Les prémices de ce projet fou datent tout de même du Pharaon Sésostris III (1878 à 1843 av. JC) avec son Canal des Pharaons reliant le Nil à la Mer Rouge. Il n’a été pleinement réalisé qu’en 1869 grâce à Ferdinand de Lesseps, à l’époque vice-consul à Alexandrie, qui procéda à une levée de fond massive à la Bourse de Paris. Le premier État du monde qu’est l’Egypte fut le premier pays à disposer d’un carrefour commercial maritime si, c’est le cas de le dire, influent. Car ce canal permet aux bateaux de naviguer entre l’Europe et l’Asie occidentale sans avoir à contourner le mastodonte continent africain. L’histoire du Canal c’est aussi l’histoire d’un projet bilatéral entre deux pays amis que sont l’Egypte et la France. Raconter cette histoire, c’est montrer l’Histoire du monde et des grandes civilisations qui se sont alliées et confrontées sur ce point névralgique du commerce entre les hommes, entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest. C’est aussi faire voir la renaissance à la fois politique, économique et culturelle du plus vieil État du monde.
An exhibition that tells the amazing story of the Suez Canal, and also tells the story of a frienship between France and the oldest state in the world.
CHÂTEAU DE VERSAILLES Du 25 novembre au 3 mai 2026
C’est une scène oubliée de l’Histoire : en 1725, quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef du Missouri traversent l’Atlantique pour être reçus à la cour de Louis XV. Derrière ce voyage diplomatique extraordinaire, une alliance politique se joue entre la France et les nations autochtones de la vallée du Mississippi, sur fond de rivalités coloniales.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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