Les street-artistes ont l’habitude d’intervenir sur les supports de mobilier urbain, des boîtes aux lettres aux feux de circulation, en passant par les rideaux de fer et les panneaux de signalisation. À l’occasion des 50 ans de Mai 68, ce sont des unes originales du journal Action que Claude Kunetz, fondateur de la galerie Wallworks, donne à réinventer comme médium à ces artistes.
Créé par le journaliste Jean Schalit, le premier numéro de Action sort en effet le 7 mai 1968 et sert de tribune aux revendications étudiantes. Les pages sont confiées à de nombreux dessinateurs, comme Siné, Topor ou Wolinski. À l’époque, le galeriste témoin des événements en plein cœur de Paris, a eu l’idée de les collecter et de les conserver. Aujourd’hui, il en fait une exposition, aux côtés de tracts et de documents originaux.
Ainsi, ce sont 42 artistes d’art urbain qui s’expriment par le biais des exemplaires de ce journal militant. Parmi ceux-ci, des Français tels que Jef Aérosol, Arek, Madame ou Poes ; mais aussi des artistes internationaux venant de Chine, d’Allemagne, des États-Unis ou de Palestine comme Masaaki Hasegawa, Wow 123 ou T-Kid.
Let’s discover the May 68’s movement thanks to street-artists who works from the Action’s pages, an activist newspaper published in 1968.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».