Des fleurs dans un vase sur fond jaune, un homme au comptoir d’un café, des vêtements négligemment posés sur un fauteuil, la Tour Eiffel se détachant sur un ciel rose de début de soirée… Non, nous n’avons pas été fouiner sur votre compte Instagram. Ces dessins simples, respirant la normalité et le quotidien, sont signés David Hockney. Si 2017 était clairement l’année événement pour l’artiste britannique qui fêtait alors ses 80 ans avec une rétrospective au Tate Britain (Londres), au Centre Pompidou (Paris) et au Metropolitan Museum (New York), le peintre revient avec une série de dessins plus modestes, réalisés… sur iPhone.
Ses Pictures of Daily Life (comprenez, Images du quotidien) retracent ainsi sa vie de tous les jours – qui ressemble étonnamment à la nôtre – en 23 sujets : il peint ce qui l’entoure, avec son regard si reconnaissable, empli de curiosité et de sincérité. Flanqué de sa tablette numérique ou de son smartphone, il crée des œuvres ultras colorées, tantôt pop, tantôt enfantines, mais dégageant toujours autant d’amour pour les détails que lui seul aperçoit.
Les quelques personnes qui ont eu la chance de le rencontrer ne sont pas en reste : David Hockney a également réalisé quatre portraits, dessinés sur le vif, qui sont quant à eux exposés dans le nouvel espace additionnel de la Galerie Lelong. On en ressort tout guilleret.
With his iPhone, the British artist David Hockney realizes coloured drawings, which tells about his simply daily life.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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