Pavillon Carré de Baudouin Du 27 avril 2018 au 2 janvier 2019
Jusqu'au 2 janvier 2019 - Pavillon Carré de Baudouin //
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C’est à l’âge de 85 ans que Willy Ronis décide de se plonger dans sa gargantuesque production photographique pour n’en sélectionner que l’essentiel et le ranger en une série de six albums, tel un « testament photographique » – l’homme s’éteindra finalement à 99 ans.
C’est ce fonds photographique soigneusement choisi par l’artiste que le Pavillon Carré de Baudouin nous propose de découvrir aujourd’hui. Dans ce joli bâtiment du 20e arrondissement, les clichés de Willy Ronis s’épanouissent parfaitement et y reflètent leur écho à la fois humaniste et intimiste, si cher au reporter. L’accrochage tout en noir et blanc devient une fenêtre sur le Paris des années 40 et 50, par des scènes de vie du quotidien et de ses habitants. Ici les enfants s’amusent dans les rues, les amants s’embrassent sur les balcons, les toits de Paris semblent éternels et les ouvriers, eux, se soulèvent. Car de cette vision poétique, on peut aussi en dégager un engagement social : l’artiste rend compte de la lutte des classes et du climat d’après-guerre. Et l’on en capte son évolution à travers les presque deux cents photographies exposées, réalisées entre 1926 et 2001, couvrant ainsi la grande carrière de Willy Ronis – sûrement indéfiniment inspiré et stimulé par la vie autour de lui.
La série de vidéos et de films réalisés sur le photographe parachève de nous offrir l’image du Paris que l’on aime tant : naïf, optimiste et vivant.
This exhibition shows the extensive work of the photographer and reporter Willy Ronis, which represents a humanist and intimate vision of Paris.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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