Il est la vedette de la scène artistique internationale contemporaine, le plus contestataire, mais certainement le moins contesté des artistes chinois : le grand Ai Weiwei. Si Ai Weiwei a décidé de poser ses valises un temps dans la capitale phocéenne, c’est pour la simple et bonne raison que son père, le célèbre poète Ai Qing a lui-même découvert l’Occident en débarquant à Marseille. Ce vœu représente une fois de plus le lien puissant qui lie Ai Weiwei aux traditions. Malgré ses penchants provocateurs, l’artiste sait allier avec subtilité ses inspirations pour un rendu hybride empli de sens : du génie.
On croit entrer dans une galerie de portraits héritée du Siècle d’or espagnol. La lumière rappelle Velázquez, la pose affirme une autorité silencieuse, la peinture impose le respect.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
Paris dissimule des lieux qu’on ne dévoile qu’à voix basse : bulles perchées au-dessus des toits, chalets cachés derrière des jardins d’hôtel, terrasses secrètes comme des refuges hors du temps.
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