Ce n’est pas une, ni deux, mais bien trois couches d’image qui forment les œuvres photographiques de l’artiste américaine Leslie Hewitt. Cliché trouvé dans un album de famille, photo de magazine, et enfin arrière-plan au motifs texturisés – parquet de bois par exemple – ces trois éléments, fonctionnant comme une mise en abîme avortée, permettent ainsi de resserrer le plan ou bien de l’élargir à un contexte, une situation sociopolitique plus étendue, le tout encadré par un espace public ou privé, exprimé par ce motif commun. La petite et la grande histoire se répondent et dépendent ainsi l’une de l’autre. Inspirée du montage cinématographique, l’œuvre de Leslie Hewitt questionne donc sur la place de l’image et ce que celle-ci induit sur son sens, son interprétation. En clair, une image n’aura pas le même message selon l’image à laquelle elle est reliée. C’est pourquoi cette série, intitulée « Riffs on Real Time », emprunte son vocabulaire au jazz bebop, mouvement musical engagé qui combine différents rythmes et mélodies. L’artiste nous livre ici une version noir et blanc de son travail, partageant avec le visiteur le pouvoir de l’argentique, meilleur médium pour prouver que la photographie n’est pas toujours synonyme de fiabilité ou d’objectivité.
The American artist Leslie Hewitt places pictures on top of each other, to create a new scale of interpretation.
GALERIE PERROTIN
Du 6 au 22 septembre 2018 76 rue de Turenne, 75003 M° Filles du Calvaire (8) Du mar. au sam. de 11h à 19h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Il se tient dans une rue du centre de Paris. Il parle aux enfants. Et pourtant, il est immense. Qui d’autre réunit trente figures majeures de l’art urbain pour un anniversaire ? Qui mobilise 100…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end