Sous la direction de Lokiss, figure historique du graffiti européen, l’ouvrage Graffiti, 50 ans d’interactions urbaines, se positionne comme un bilan de l’histoire moderne du graffiti. Depuis les rames du métro new-yorkais des années 1970 à aujourd'hui, les auteurs nous présentent, en plusieurs chapitres, les différentes composantes de cet univers fascinant. L’histoire, l’esthétique, la culture mais aussi les acteurs et symboles importants de cette scène d’abord underground sont étudiés de près ; remettant en perspective les liens informels entre la pratique du street art et l’histoire de l’art. Cette forme d'expression, indéniablement rattachée au vandalisme, pose, entre autre, la question de l’art comme acte artistique ou comme acte social. L’ouvrage nous fait inévitablement remarquer la porosité entre l’espace de la ville et l’espace du musée comme autant de terrains de jeux pour les artistes de la rue. Regorgeant de témoignages, d’analyses, de photographies et de dessins, Graffiti, 50 ans d'interactions urbaines, est un réel objet graphique, intemporel et complet qui nous plonge dans le monde captivant du graffiti.
Editions Hazan. Format : 24 x 28 cm. 336 pages. Prix : 50 €
Roxana Azimi -
Parution le 3 octobre 2018 //
Jungle, terra incognita…, pour beaucoup l’art contemporain est inaccessible. Pour d’autres, il est synonyme de loisirs. D’autres enfin, y consacrent tout…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
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